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Un parcours complet autant que complexe

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Ce lundi, à 14h02, la flotte des 14 Class40 de la première édition des 1000 Milles des Sables s’est élancée au large de Port-Olona, suivie, trente minutes plus tard, par les deux Multi50 en lice. Propulsés mollement par un flux de nord nord-ouest soufflant à 6-8 nœuds, tous ont alors mis le cap en direction de Gijón, premier point de passage obligatoire du parcours de 930 milles que leur a réservé la direction de course, avant une remontée sur Wolf Rock puis un retour aux Sables d’Olonne. D’emblée, les favoris ont répondu présent puisqu’à la sortie de la baie, on retrouvait, dans l’ordre, Sam Goodchild (All in for the Rhum), Phil Sharp (Imerys Clean Energy) et Louis Duc (Carac) aux avant-postes. Reste que le jeu ne fait que commencer et que les pièges s’annoncent nombreux sur la route, à commencer par une bascule du vent à négocier au mieux la nuit prochaine, une approche des côtes Asturiennes toujours délicate et une dorsale à traverser lors de la remontée vers les côtes anglaises.

 

« Les conditions sur l’ensemble du parcours s’annoncent très variées. Voilà qui promet une course intéressante », note Denis Hugues, le Directeur de course de la 1000 Milles des Sables. De fait, le scénario qui se dessine (et se confirme pour les premiers milles de course) devrait laisser peu de répit aux 16 solitaires en lice, chose que confirme Christian Dumard, le météorologue de la course : « Les marins vont conserver du vent de secteur nord-ouest d’une douzaine de nœuds tout l’après-midi avant de le voir mollir dans la soirée à mesure qu’ils vont se rapprocher de la dorsale qui s’étend dans le golfe de Gascogne. La bonne nouvelle, c’est qu’ils ne vont, a priori, pas être tellement ralentis puisqu’ils vont contourner cette fameuse zone anticyclonique, mais ils vont toutefois devoir d’adapter à la bascule progressive du vent au nord-est ».

 

Gijón, point clé ?

Si cette première portion du parcours devrait se passer sans trop d’encombre, malgré les petits airs qui obligent les marins à passer du temps à la barre et à rester concentrés sur les réglages, la suivante risque bien d’être un peu plus complexe. En premier lieu, parce que l’atterrissage sur Gijón réserve quasi systématiquement des surprises. « Je me souviens d’une édition de la Transgascogne en Mini 6.50 où je suis resté planté pendant quatre heures, dans la molle, juste devant l’entrée du port », a relaté Aymeric Chappellier, le skipper d’AINA Enfance et Avenir qui sait que même une confortable avance au large des Asturies peut fondre comme neige au soleil. « Il est très possible qu’à ce stade de la course, on assiste à un nouveau départ », a mentionné Sébastien Marsset (Campings Tohapi). C’est d’autant plus vrai qu’ensuite la fameuse dorsale qui s’étire dans le golfe et leur barre la route vers Wolf Rock risque, elle aussi, de jouer les trouble-fêtes.

 

Une fin de parcours incertaine

« En remontant vers la Grande-Bretagne, les marins n’auront pas d’autre choix que de la traverser. Dès lors, ils vont devoir composer avec des vents très faibles », note Christian Dumard qui voit là l’une des principales difficultés de la course avant un changement radical de situation. Et pour cause, une fois cet axe de hautes pressions dans les sillages, à mesure qu’ils vont remonter vers le nord, les solitaires vont voir le vent se renforcer considérablement (jusqu’à 30 nœuds dans les rafales) et sans doute rendre un peu rock and roll la fin de la remontée au près vers Land’s End. « L’avantage, c’est que les vitesses vont augmenter. La suite, en revanche, demeure très incertaine », ajoute Christian Dumard qui préfère ne pas faire de plan sur la comète pour les derniers milles, mais qui estime néanmoins l’arrivée des Multi50 dans la nuit de jeudi à vendredi, et celle des premiers Class40 dans la journée de samedi.

 

 

 

Ils ont dit :

Loïc Féquet, skipper Tales II (Class40) : « Je suis prêt. Il n’y a pas beaucoup de vent. Ce n’est pas plus mal pour une première course et pour découvrir le bateau. Après, je ne sais pas du tout ce que ça va donner. Ça va être intéressant de pouvoir se jauger par rapport aux autres, tout ça dans le cadre de la qualif pour la Route du Rhum. Les premiers milles ne vont pas être faciles car il va se passer pas mal de choses. Je pense qu’on ne va pas beaucoup dormir lors des premières 24 heures, voire des premières 48 heures. Quoi qu’il en soit, c’est un beau parcours qui nous attend. »

 

Olivier Roussey, skipper de Obportus IV Gras Savoye Berger Simon (Class40) : « C’est le jour J. Il est temps qu’on parte. Ce n’est pas ordinaire de partir un lundi et de commencer une semaine de cette manière mais c’est plutôt sympa car d’habitude, c’est le boulot. Il va falloir faire un peu attention lors de la première nuit. De mon côté, j’ai toujours une petite appréhension à l’approche des côtes espagnoles. J’ai eu quelques expériences un peu malheureuses de pétole et de brouillard. Après, je ne sais pas trop. Il devrait y avoir de l’air sur le retour. On verra. Pour l’instant, je ne me suis pas projeté plus loin que demain soir. Je pars sans pression car je suis déjà qualifié pour la Route du Rhum. Je vais prendre du plaisir avec mon bateau, voir comment ça marche et jusqu’où je peux aller. Je suis heureux. »

 

Olivier Magré, skipper de E. Leclerc Ville-La-Grand (Class40) : « C’est le grand jour et c’est là qu’on a des petits problèmes à régler mais on a hâte de partir, et surtout de trouver du vent. Ça va être la grande difficulté de cette course car tous les routages nous donnent six jours de mer minimum. Ça va donc être un peu long. De mon côté, je vais y aller tranquille car le but est avant tout de se qualifier pour la Route du Rhum, de tester des choses, de trouver son rythme et de préparer le bateau pour être au top en novembre pour la transat. »

 

Maxime Sorel, skipper de V and B (Class40) : « Le parcours a été modifié donc hier on a refait un peu tous les routages puis on a réfléchi à nos stratégies. La météo va être plutôt faible. Je pense que c’est bien pour ceux qui ne connaissent pas encore bien leur bateau. Jusqu’à Gijón, la situation est assez claire : il y a une dorsale assez marquée à négocier, ce qui ne devrait donc pas être trop compliqué. Ensuite, pour la remontée jusqu’à Wolf Rock, une autre dorsale laisse la porte ouverte à plus d’incertitudes. Pour l’heure, on a deux schémas car les fichiers Américains nous voient avec de l’ouest tandis que les fichiers Européens nous voient avec de l’est. Là, il va donc y avoir un choix à faire à Gijón qui risque, à mon sens, de scinder un peu la flotte. Il va donc falloir être dessus tout le temps. On ne va pas beaucoup dormir et ça risque d’être long. Ça va être très intéressant. Je suis content. »

 

Rodolphe Sepho, skipper de AAE/CAVA Rêve de Large (Class40) : « Ça ne s’annonce pas simple mais un peu moins pire, on va dire, que ce qu’on a vu hier. De toutes façons, il faut y aller. La nuit a été bonne. Je me suis bien reposé. Le bateau est prêt donc maintenant, il n’y a plus qu’à ! Le bateau que j’ai aujourd’hui est plus performant que celui sur lequel je naviguais auparavant. Après, je ne le connais pas encore donc ça va être l’occasion de mettre tout en fonction. C’est intéressant de pouvoir se comparer très tôt dans la saison avec les autres puisqu’on a encore du temps avant le départ de la Route du Rhum. Ça va me permettre de prendre confiance et pouvoir monter en pression. »

 

Armel Tripon, skipper de Réauté Chocolat (Multi50) : « Il va y avoir quelques petites options à prendre, un peu de jeu et du petit temps aussi. On ne va pas être très rapide jusqu’en Espagne. Ça nous fait un parcours assez riche, avec pas mal de variations. Le changement de parcours était une hypothèse qu’on envisageait aussi parce que les conditions, au Fastnet, étaient un peu dures, avec beaucoup de vent et de mer. Ça aurait été très sollicitant pour nos bateaux qui sont encore en phase de rodage. Je pense notamment à Thibaut qui découvre vraiment son bateau en solitaire. Ça aurait été une prise de risque de nous envoyer là-haut. Je suis très content de pouvoir démarrer le solitaire sur Réauté Chocolat. C’est chouette. Il y a pas mal d’excitation à partir. »

 

Louis Duc, skipper de Carac (Class40) : « Ça fait trois jours que je suis prêt. J’attendais juste le parcours de la course. On a su ça hier matin. La Direction de course a préféré nous envoyer en Espagne plutôt qu’en Irlande. Pourquoi pas. On va sortir les shorts et les tee-shirts plutôt que de sortir les cirés et les cagoules. Par contre, il faut préparer les bateaux un peu différemment. Pour aller au Fastnet, on mettait en place les trinquettes et on commençait à passer les ris et tout, et là, on est plutôt prêt à utiliser les petites voiles, à être dessus et à réactualiser souvent la météo car c’est très incertain pour l’instant. Il va falloir faire preuve de finesse et chercher les risées. Ce qui est bien, c’est qu’il va y avoir des choix stratégiques à faire. Ce sera intéressant de voir ce qui va se passer. »

 

Aymeric Chappellier, skipper d’AINA Enfance et Avenir (Class40) : « On va avoir droit à une petite descente un peu tranquille, au portant, vers Gijón. Dans le golfe de Gascogne, le but du jeu sera d’éviter la dorsale au nord et une zone de moins de vent au sud. Le couloir sera assez étroit. Il va falloir jouer dedans tout en jouant une bascule de vent au nord-est, et être sur les écoutes. L’approche des Asturies est toujours compliquée. Par le passé, il m’est arrivé de rester pendant quatre heures planté devant le port, dans la molle ! Je me méfie donc vraiment de ce coin-là. Après, il va y avoir une longue remontée au près, avec toujours cette fameuse dorsale à négocier. Désormais, il n’y a plus du tout le vent d’ouest annoncé vers Wolf Rock. On va voir la façon dont les choses vont évoluer avant de faire des plans mais pour l’heure, les routages font arriver en six jours. Ça risque d’être long. »

 

Pointage des Class40 à la bouée de dégagement : 1. Sam Goodchild (All in for the Rhum); 2. Phil Sharp (Imeryc Clean Energy); 3. Louis Duc (Carac); 4. Loïc Fequet (Tales II); 5. Franz Bouvet (Yoda); 6. Aymeric Chappellier (AÏNA Enfance et Avenir); 7. Maxime Sorel (V and B); 8. François Lassort (Bijouteries Lassort - Tonton Louis); 9. Olivier Roussey (Obportus IV Gras Savoye Berger Simon); 10. Sébastien Marsset (Campings Tohapi).

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